- G.Bistaki - Le Georges Bistaki - Cirque Chorégraphique d'investigation - Compagnie de danse contemporaine -
 

Cirque chorégraphique d'investigation

Spectacles

The Baina Trampa Fritz Fallen / Création 2015

 

 

La Montagne, oct 2013
798.46 Ko

La Montagne, août 2015 - festival Eclats, Aurillac
825.73 Ko

Politiken, août 2015 - Festival Metropolis, Copenhague
2.06 Mo

Création collective de et avec : Florent Bergal, Sylvain Cousin, Jive Faury, François Juliot, Guillaume Bautista, Hugo Oudin, Nina Pire

@Loran Chourrau / Le Petit CowboyPour cette deuxième création, le collectif G. Bistaki s’empare à nouveau de l’espace public afin de dresser une fresque sociale grinçante, onirique et absurde de notre monde contemporain: "The Baïna Trampa Fritz Fallen".

Vêtus de costumes blancs, armés de pelles à neige, le maïs comme matière à penser, ces quatre hommes nous invitent à traverser les lieux comme des époques dans un étonnant voyage chorégraphique et musical.

Des images révolues, futuristes ou fantasmatiques, se côtoient pour livrer au spectateur un point de vue singulier sur notre société.
La scénographie se nourrit de l'architecture du lieu et d’une installation plastique in situ alimentée par de la lumière et de la vidéo; simple, imposante et évolutive, elle dessine un monde surréel dans un lieu commun.

Ni tout a fait cirque, ni uniquement danse, le langage du G.Bistaki se situe à la croisée des arts et revendique la rencontre des disciplines. L'utilisation du jonglage, du théâtre ou de la danse alimente un langage commun qui fait naître des situations parfois foutraques, souvent absurdes où la dérision et le rire l'emportent.

LES FONDAMENTAUX
L’écriture collective évolutive
A l’origine, le G.Bistaki est une « récréation artistique » qui revendique une grande liberté : créer dans la découverte des objets et des espaces de jeu, se laisser surprendre, éloigner le concept de son origine pour le laisser resurgir de lui-même, faire confiance au filtre du collectif, rester vierge face au « déjà vu »…
Discuter, échanger, argumenter, tordre les idées… prend énormément de temps et d’énergie mais donne une force qui est vouée à transpirer sur scène.
Notre processus de création est lent !! Nous venons du cirque à la base… et nous en gardons la façon de s’approprier de nouvelles matières, leur laissant le temps de naître, de muter et d’évoluer jusqu’au point de n’avoir plus aucun doute sur leur place finale.
Le chemin parcouru et le temps qui lui est imparti deviennent une référence collective qui donne corps et force au résultat.
L’imaginaire commun prend alors appui sur ce trajet et ainsi chacun l’alimente avec sa sensibilité et son imaginaire.

Pour la création de « The Baïna Trampa Fritz Fallen », nous avons pris ce temps, celui de nous perdre puis de nous retrouver sur un chemin commun. Le résultat final est une décoction d’idées de base qui privilégie un équilibre du collectif.

Le rapport à l’espace et au public

Nous attachons beaucoup d’importance au lieu dans lequel se déroule l’action et nous ne voulons pas nous enfermer bien que souvent, nous brassions une matière très scénique voire cinématographique qui trouve un certain confort dans l’intérieur. Cette ligne de tension est très porteuse dans notre manière de nous approprier un lieu. Qu’il s’agisse d’une salle de travail, d’un espace extérieur urbain ou rural, d’une scène avec gradin monté au milieu d’un stade… nous portons notre attention sur le point de vue et le cadre englobé par l’œil du spectateur. Jouant à faire coïncider ou radicalement décaler notre matière face à l’espace choisi tant sur le plan géographique que sur celui de l’environnement social.
Nous avons fait le choix de l’espace public comme moyen de rester en contact avec les vivants, de mélanger les genres et de transcender les lieux, profitant de leur aspect tantôt spectaculaire, tantôt insignifiant.

Ainsi, nous acceptons de malaxer la forme importée pour qu’elle devienne unique, propre au moment et au lieu. L’aspect « installatoire » de nos spectacles demeure une force de cohésion pour l’univers posé.
EN CHEMIN VERS « THE BAÏNA TRAMPA FRITZ FALLEN »

Pendant ces deux ans et demi de création, nous sommes repartis à l’assaut des méandres de la création intuitive et jubilatoire …
Ces temps de travail se répartissent en trois phase: le laboratoire de recherche (période où tout peut arriver), la compréhension et l’assimilation (confronter les éléments, malaxer le matériel et l’évaluer de diverses manières : injection du langage en situation d’improvisations filmées, présentations performatives publique, …), la construction (phase plus conventionnelle) qui met en forme et encadre toute la matière accumulée, lui permet d’exister en lieu et en temps.

Dans ce mode de création, la « première » du spectacle signifie pour nous le passage d’une matière en sursis à une matière validée et reproductible, ce « produit final » restera en perpétuelle évolution lors de l’exploitation.
Le filtre de création s’opère alors dans la confrontation au public (avec son rythme, ses rires, …) et comme pour « Cooperatzia », nous pouvons maintenant sculpter le « bloc », y injecter la matière nécessaire et faire les adaptations en fonction.

Un langage, un art gestuel et mélodique
Nous avons mis au point un langage gestuel qui est à la croisée de la danse, du théâtre gestuel, du mime, du jonglage et autres gesticulations et manipulations… Il nous permet de dialoguer chorégraphiquement lors d’improvisations et de poser un langage corporel en lien avec l’imaginaire collectif. Ce langage se veut universel pour les yeux de quiconque, sans qu’aucune éducation culturelle spécifique ne soit requise, à part la sensibilité de l’observation et le plaisir de l’interprétation.
La musique est omniprésente dans cette pièce.
Elle est la couleur apposée sur un négatif monochrome, le décalage et l’humour d’une scène, la puissance du moment, la vibration subtile qui fait décoller un instant…
Le mélange des genres nous intéresse. Pouvoir passer de vieux tubes à des grands classiques en passant par du traditionnel indien remixé… relève pour nous d’une évidence et permet de ne pas porter de jugements hâtifs liés à notre mémoire collective.
La musique est omniprésente dans ce travail. Elle est la couleur apposée sur un négatif monochrome, le décalage et l’humour d’une scène, la puissance du moment, la vibration subtile qui fait décoller un instant…
Nous n’avons aucune limite de style ! Au contraire, le mélange des genres nous intéresse, pourvu qu’il fasse résonner notre corde sensible. Pouvoir passer de vieux tubes à des grands classiques en passant par du tradico-électro-twist ou que sais-je encore… sans porter de jugements hâtifs liés à notre mémoire collective !! « On est vierges !!"

Le rapport à l’image numérique
En création, nous filmons beaucoup notre travail en évolution, ce qui nous permet de jouer d’un cadre, car le choix du cadre est souvent un des éléments déclencheur de l’improvisation. Au pied de cinquante marches, sur des lignes de fuites de 100 mètres ou autour d’une table, nous éprouvons notre matériel dans ces conditions. La vidéo est un œil extérieur commun. Au-delà de la vidéo c'est l’outil multimédia qui est souvent au cœur de nos interrogations. Nous pratiquons la vidéo pour ouvrir les champs d’interprétation. De l'objet matériel à l’immatérialité de celui-ci, nous le mêlons aux corps en mouvement et à l’architecture.
Dans The Baïna Trampa Fritz Fallen, l’image numérique intervient de plusieurs manières :
- en tant que « matiérage » qui re-texture l’espace et le transcende, permet d’éclairer tout en donnant une teinte, une impression
comme outil scénographique qui retranscrit un point de vue en direct et permet d’ajouter une dimension au maïs, passer de la 2D à la 3D
- comme média technologique mis en confrontation face à des gestes et des habitudes artisanales, il prend ainsi une place dramaturgique.
Le costume blanc

Le costume socio-corporel est assumé et avoir une base vestimentaire semblable nous permet de voir le groupe comme une entité et donne une appartenance forte à une origine commune. Le choix de rester libre dans la similitude permet aux caractères de chacun de s’épanouir au sein du collectif tout en pouvant retrouver la neutralité à tout moment.
Le vêtement influence notre façon de nous tenir, de marcher, de bouger, de danser, de nous comporter socialement. Soumis à différents environnements, il peut servir de protection ou devenir une contrainte intéressante, changer la silhouette, éprouver de nouvelles sensations, ...
« Le blanc, le propre, la paix, les colonies, le socialement correct ou incorrect suivant la situation, imposant, décalé, précieux, décadent, et bien plus … Autant de contraintes positives que de propositions dramaturgiques fortes. » G.Bistaki

Les pelles (…à neige)
Estimant que l’objet va très bien avec le costume blanc, nous nous sommes équipés de grandes pelles à neige. Cet objet met l’homme au travail et amène la notion d’effort dans la main de ces personnes et dans leurs gestes chorégraphiques. Le chrome du métal rappelant à sa manière la richesse sur cet objet ancestral, basique et utile.
Notre cirque est rudimentaire. Les manipulations sont ramenées au concret par cet objet du quotidien. La pelle peut guider le mouvement via son utilisation première et influencer la teneur des trajectoires, une façon de porter ou de soutenir un corps. Elle peut aussi servir de tremplin à l’absurde lorsqu’elle est détournée, lancée, frappée et décontextualisée.
L’assemblage hétéroclite de ces objets devient source de sens et soulève la question de la classe sociale.

Le Maïs
Il manquait à la pelle… une nourriture et nous ne souhaitions pas échapper à la qualité première de ce contenant manipulable.
Le choix de la graine a tout d’abord été le fruit d’une coïncidence avant de répondre à des envies d’ordre pratique et esthétique puis dramaturgiques. Très évocateur, son appartenance à la chaine alimentaire pose la question de la provenance et du devenir. Il fait intervenir la mémoire collective et ressurgir des images du passé, courts d’histoires, films, actualité, dessins animés… chacun à sa façon, nous sommes emprunts d’un imaginaire fort auquel nous associons cet or jaune.
Contraints par ce nouvel élément, nous avons découvert ces qualités et ces nombreux inconvénients, riches de solutions inattendues :
Le balai s’est avéré très utile, voir plus que la pelle face à ces milliers de billes volatiles.
La poussière, inévitable, nous a permis d’élaborer une machine trieuse qui vient appuyer la confrontation agricole/technologique, et permis d’imaginer un cycle du sale vers le propre tout en testant nos résistances aux allergies les plus mortelles.
Son côté 2D, qui nous a obligé à imaginer la vue de dessus et sa projection, …

DISTRIBUTION
De et avec : Florent Bergal, Sylvain Cousin, Jive Faury, François Juliot, Guillaume Bautista., Hugo Oudin, Nina Pire
Avec : Florent Bergal, Sylvain Cousin, Jive Faury, François Juliot,
Vidéaste : Guillaume Bautista
Création lumières : Hugo Oudin
Régisseuse générale : Nina Pire
Photos : Loran Chourrau - Erik Damiano / Le Petit Cowboy
Administratrice de production : Christelle Jung, Acolytes
Administratrice : Véronique Dubarry, Acolytes

PARTENAIRES
- Production
Le G. Bistaki
- Co-productions et résidences :
L'Usine, Scène conventionnée pour les arts dans l'espace public, Tournefeuille / Toulouse Métropole
Pyrénées de cirque – dispositif Chemins de Création, dans le cadre du POCTEFA
Le Parapluie, Centre National des Arts de la Rue – Aurillac
Le Fourneau, Centre National des Arts de la Rue en Bretagne
Atelier 231, Centre National des Arts de la Rue à Sotteville-lès-Rouen
La Maison des Jonglages, le Centre Culturel Jean Houdremont de La Courneuve et la DRAC Ile-de-France
Le Familistère – Guise
L’Entre-Sort de Furies / Châlons-en-Champagne (51) avec le soutien de la Mairie de Fagnières
Arto, saison itinérante de Rue et Festival de Rue de Ramonville.
Derrière le Hublot – Capdenac / Services culturels du Grand-Figeac
Animakt –Saulx les Chartreux (91)
Hameka – Communauté de Communes Errobi
Ax Animation - Ax les Thermes
Théâtre du Fil de l’Eau / Ville de Pantin
La Central del Circ, Barcelone et le projet Process()s
Avec le soutien d’IN SITU, réseau européen de création artistique en espace public, dans le cadre du projet META.
Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (DGEAC – programme Culture).
- Subventions
Ministère de la Culture et de la communication, DGCA, aide à la résidence & production arts de la rue
Région Midi-Pyrénées : dispositif résidence association + aide à la création
Conseil Départemental de la Haute-Garonne
Conseil Départemental de la Seine St Denis
Ville de Toulouse
- Bourses
Beaumarchais-SACD : aide à l’écriture + aide à la production + aide à la résidence
Auteurs d’Espaces, SACD

- Mise à disposition d’espaces de travail :
Le Garage, Bruxelles
Mix’art Myris, Toulouse
La Grainerie - Balma
Lacaze aux sottises – Orion






@Erik Damiano / Le Petit Cowboy

 
@Loran Chourrau / Le Petit Cowboy @Loran Chourrau / Le Petit Cowboy @ Guillaume Bautista

 
Luttes

 
Les Pelles

 
The Baïna Trampa Fritz Fallen

Photo de Eva Ordonnez



  haut de page  

 
graphisme : artipix - développement : base2prod